Mon histoire ()

J’ai une histoire à raconter: mon histoire, terrible et extraordinaire. Un homme qui soudainement, une nuit se trouve catapulté au-delà des limites de ce que nous appelons réalité, poussé au bord de la folie dans une autre conception de l’espace et du temps. Précipité dans un gouffre d’absurde et d’ impuissance, cette nuit-là je connus les Seigneurs des étoiles, les anciens gardiens, ceux que la mémoire ancestrale appelait Créateurs. Un homme – moi – mourait traîné hors des formes rassurantes de la géométrie euclidienne, des normes familières de notre science relative, au-delà de la conscience binaire du bien et du mal. Un délire duré onze ans, jusqu’en 1992 quand j’ acceptai enfin mon changement inexorable. Cette nuit de fin d’été je commençai à mourir pour renaître à une conscience nouvelle. C’est pour cela que cette histoire m’appartient. Et les savants ne changeront pas avec leur science ce qui est incroyable et pourtant vrai, ce que j’ai vécu en silence. Je ne demande pas qu’on me croie, je ne demande que de réfléchir sur ce qui m’ est arrivé. Nous appelons folie ce qui échappe à la raison et à notre compréhension. Que faut-il donc penser de ceux qui ont payé de leur vie l’ imprudence de raconter leur vision des choses, des Giordano Bruno, des Jeanne d’Arc qui savaient voir au-delà des limites humaines, qui entendaient les voix de dimensions inconnues? L’ histoire de cette planète est pleine de bûchers. Selon le schéma mental humain, ce qui paraît illogique et irréel doit appartenir à un héritage religieux ou entre dans le domaine de la psychanalyse. Mais l’homme, que sait-il vraiment de la psyché? Est-ce qu’il connaît les secrets de l’esprit, les interactions fréquentielles entre cellules et galaxies? Et l’astronomie, qu’est-ce qu’elle connaît des soleils et des étoiles flottant dans l’immensité sidérale? Presque rien. C’est de l’ignorance que la peur surgit, et de la peur naît l’arrogance qui appelle folie ce qu’elle ne sait pas expliquer. Parfois, il arrive que quelques maudits chanceux souffrant de leur nouvel état de conscience et ne possédant rien la liberté exceptée, commencent à parler. Moi aussi, je me sens frappé par la malédiction d’une connaissance qui dépasse la médiocrité humaine, et heureux d’ avoir été placé dans un événement extraordinaire qui amène vers le futur. Tout commença un soir de septembre, en 1981. Un samedi soir avec des amis dans une pizzeria et, après, un tour en voiture sur la colline du Montferrat. Nous venions d’arriver dans une clairière quand, soudainement, le ciel obscur fut percé par un bolide incandescent, une sphère de feu jaillie de la nuit. Nous restâmes ébahis en regardant silencieux ses étranges évolutions, jusqu’à ce que cette chose, avec une rapide manoeuvre d’approche, commença à descendre vers un bois de peupliers et de bouleaux. L’objet disparut dans le bois en diffusant une lumière tamisée d’une couleur rouge/orange. Etonnés, nous résolûmes d’aller vers le lieu où cet objet avait disparu. Mais à cause de l’obscurité et d’une dépression couverte de rochers qui nous séparait du bois, nous renonçâmes. En nous dirigeant vers nos voitures, nous ne parlâmes que de ce fait étrange en faisant les plus diverses hypothèses. Quand nous nous séparâmes vers 23 heures et demi, je m’aperçus que je ne me sentais pas bien. Ma tête qui tournait et une chaleur qui montait de mon estomac me plièrent par un malaise diffus et très intense. Je me retournais dans le lit, angoissé. J’avais froid et j’étais trempé de sueur. Malgré le bruit produit par mon agitation et par mes visites à la salle de bains pour calmer mes souffrances avec l’eau fraîche, ma famille continuait à dormir. Je les appelai en vain. Alors je vis étrangement, à la lumière filtrante, leurs visages figés dans un sommeil immobile comme à cause d’un somnifère. Quand je fis maladroitement tomber un verre du lavabo, je le vis tomber avec lenteur et exploser à terre, mais je n’entendis pas le bruit qu’il devait produire. La maison était silencieuse et aucun bruit n’arrivait de la rue qui habituellement la nuit du samedi était pleine de vacarme. Je regardai l’heure: il était une heure passée. Fiévreux, j’essayai de maîtriser un frémissement de désespoir sans y réussir. Je ne savais pas ce qui était en train d’arriver, mais ce fut à ce moment que je commençai à lutter contre quelque chose ou quelqu’un qui m’ordonnait de m’habiller et de sortir pour me rendre sur la colline. Des forces étrangères étaient en train de me pousser à faire ce qu’en réalité je ne voulais pas faire, mais malgré mes efforts acharnés pour m’y opposer, je me retrouvai dans ma voiture, le moteur étant déjà démarré. J’avais peur, je me sentais mourir. A cet instant je me rappelai que je n’avais plus d’essence. En guise de réponse, le moteur s’arrêta. Je me retrouvai dans l’obscurité, je ne tenais pas debout, je devais être dans un piteux état. Je pensai m’enfuir, rentrer en ville et me rendre au poste de secours. Mais il était inutile et douloureux de s’opposer aux invisibles. Des élancements lancinants rongeaient mon cerveau pendant que l’ordre d’avancer arrivait. Et moi, vaincu et découragé, je marchai. Quand j’arrivai à la clairière du soir précédent, je remarquai le même silence accablant, la même atmosphère immobile que j’avais saisi la première fois chez moi quelques heures auparavant. Je ne savais pas l’heure exacte et il était impossible dans l’obscurité de la lire sur ma montre. En calculant le temps passé du moment où chez moi j’avais vérifié l’heure, je compris qu’il était presque quatre heures du matin. Ensuite, il arriva ce que l’esprit humain peut à peine endurer d’épouvantable et d’absurde. Elle apparut tout à coup: énorme, affreusement dominante, une sphère de feu tourbillonnant me surplombait. A l’intérieur, je voyais un corps plus clair d’un argent étincelant. Dans une succession d’événements rapides comme dans les rêves, je ressentis l’émotion de flotter en l’air. Je me rendis compte d’être soulevé de terre et happé en haut. J’essayai d’échapper à ce cauchemar vécu les yeux ouverts, mais je m’attendais à l’inévitable. Un ronflement faisait son chemin dans mes oreilles, mes yeux endoloris tâchaient de s’habituer à une luminosité diffuse. Il me sembla être enfermé dans une capsule de verre, une cloche en cristal ou plastique transparent, à travers laquelle je voyais une pièce très vaste. Il y avait une énorme différence entre l’objet vu de l’extérieur et l’ espace qui me contenait, dont je voyais avec difficulté les limites extrêmes. Le diamètre externe de l’objet pouvait être de quinze ou vingt mètres. Dans ce milieu il n’y avait aucun appareillage hormis les panneaux le long de la circonférence qui partaient du sol et convergeaient vers le plafond semi-circulaire. Ils palpitaient en émanant une faible lumière allant de l’azur au blanc-violet. J’eus alors l’impression d’être dans les bras d’un organisme vivant. La place que j’occupais immobile dans ma niche transparente m’empêchait de voir d’ autres détails de ce qui était derrière moi et donc de décrire tout ce qui m’entourait. J’eus toutefois la certitude intuitive qu’ elle n’était pas au centre de cette structure convexe. Le ronflement s’intensifia et en même temps la voix pénétra ma tête. Elle me dit de ne pas craindre: on ne me ferait pas de mal. Cette voix était un bruissement monotone. J’étais suspendu dans l’univers, je me sentais dilaté vers des émulsions de lumière dans le noir cosmique… C’était comme si subitement je connaissais tout de tout : plus aucun mystère. Pendant que ma conscience s’étendait maîtrisant un savoir atavique et terrible, je continuais de palpiter avec les étoiles. ” N’aie pas peur ” – répétait la voix. Elle semblait arriver de profondeurs abyssales.

Photo de Maurizio Cavallo

Le ronflement changea les notes basses en échos perçants, et une sensation de nausée poussa en moi des haut-le-cœur et des cris muets. Quand le bruit qui ressemblait à une énorme dynamo atteignit des niveaux qui perforaient mes oreilles, je fermai les yeux et me sentis tomber. Je précipitais rapidement. Ensuite, tout s’apaisa et un paysage féerique s’offrit à mes yeux à travers mes paupières entrouvertes. Des constructions aux formes étrangères, à l’architecture monolithique et arrondies, se découpaient à perte de vue en émanant une lumière fluorescente jaune-orange. Des engins insolites suspendus dans l’air flottaient dans une large esplanade. Le bâtiment dominant m’impressionna: il me semblait une coquille renversée avec des arcades extérieures et des frises cunéiformes ou hiéroglyphiques. Dans leur forme, ces arcades contenaient invraisemblablement le cercle et le triangle: une architecture difficile mais existante. Je fis quelques pas et me tournai avec incrédulité. Je pus ainsi observer la machine avec laquelle mon enlèvement s’était passé. Elle ne palpitait plus et n’était plus enveloppée par les flammes. A cet instant elle était semblable à une gemme arrondie qui se réduisait vers les bords. Elle avait pris une couleur mercurielle très vive et semblait en matière transparente. J’eus même l’impression de distinguer quelques parties à son intérieur. Le long de la circonférence de l’engin, une bride étincelante comme un saphir par intervalles réguliers dégageait des éclairs bleu de cobalt, une flamme électrique. Déconcerté, je me rendais compte que je n’avais aucune peur. Mon malaise aussi avait disparu. Je percevais dans l’air une odeur intense d’herbe mouillée qui me rappela la montagne, un peu plus amère peut-être. J’étais en train de m’expliquer, dans un tourbillon de sensations, ce silence qui devenait insoutenable, quand la voix revint, précédée par un vertige: ” Sois le bienvenu! Mon nom est Chama et je viens de Clarion “- C’était une voix qui avait le pouvoir de créer des visions dans mon esprit, de façon à ce que, accompagnées d’une réverbération métallique produite ( je le sus après ) par un traducteur simultané, dans mon cerveau se formaient des images tellement nettes qu’ elles donnaient l’impression de vivre dans ce qui n’était que projeté. Je vis ainsi Clarion, planète azur et mimosa. Je le vis avant tout de l’espace et ensuite de près. Je le traversai en vol rasant, côtoyant de hauts sommets et des fiords profonds, des océans, des forêts, des cités circulaires plongées dans une luxuriante végétation d’une nuance inconnue. Le vert-bleu de ces océans cétait la même couleur de nos mers, mais l’eau semblait du métal fondu et formait des rubans d’argent dans des vagues plastiques. On m’expliqua que Clarion – qui signifie ” splendeur ” dans leur idiome – appartient à un système binaire dans la troisième galaxie et gravite autour de deux soleils, comme jadis le faisait notre système. Ces systèmes doubles sont presque une règle dans l’univers, tandis que la situation actuelle du nôtre est définie ” un événement anomale produit par une catastrophe planétaire arrivée à peu près il y a cent quatre-vingts millions d’ans “. La configuration orbitale de cette planète y produit un jour très long suivi d’un bref crépuscule. Je sus qu’à cause de l’orbite elliptique et sinusoïdale de la planète autour des deux astres ( c’est-à-dire quatre cent vingt-cinq jours terrestres, an clarien ) , il arrive que la nuit ne tombe jamais dans une période de quarante cinq jours. Ils appellent cette condition : ” Amhutzar “= jour infini. Toujours avec des images induites, j’appris que Clarion se trouve à cent cinquante mille années – lumières, espace que les visiteurs couvrent en soixante-douze / soixante-treize de nos jours en projetant leurs navires à travers des couloirs magnéto-temporels. Pendant qu’un tas épouvantable d’informations arrivait à mon esprit avec une vitesse hallucinante, je vis à quelques mètres de l’engin des figures qui bougeaient. L’une s’approcha. Elle avait un aspect humain et semblait glisser au lieu de marcher. Angoissé et en proie à l’ émotion, je pensai que cet homme haut et athlétique avait le visage d’un indien pré inca. A quelques pas de moi, il souleva son bras droit. Je pris ce geste comme un salut. La voix entra encore dans mon cerveau sans passer par mes oreilles: ” Ne crains point, il ne t’ arrivera rien “- me dit Chama. Je compris qu’ il fallait le suivre vers ces étranges constructions. Alors je m’aperçus qu’il n’y avait pas d’ombre, comme si la lumière jaillissait de chaque élément architectural. Nous marchions le long d’une structure transparente de cristal qui serpentait entre les bâtiments. Je levai mes yeux mais je ne vis pas le ciel. S’il y avait quelque chose plus loin, tout était caché par une épaisse végétation. Des arbres de haut fût et d’énormes fougères violettes et jaunes me firent penser à la végétation qui dut jadis couvrir notre monde.

La lumière qui enveloppait ce lieu était sans comparaison. – Chaque fibre de mon corps était sous tension. J’essayais d’analyser ce qui était en train de m’arriver. Je doutai que cela fût vrai mais chaque fois je fus écrasé sous l’humiliante conscience de l’évidence. Tout autour, toujours un silence inanimé. Même nos pas ne provoquaient aucun écho. Devant l’énorme bâtiment en forme de coquille renversée, Chama me fit signe de le suivre. Il dut percevoir ma réticence mue par l’instinct de conservation, puisque sa voix fit écho dans mon cerveau: ” Ne crains pas! Tu n’as rien à craindre “. Je sentais mes tempes qui battaient pendant que ma situation m’apparaissait dramatique: je ne pouvais rentrer chez moi que si mes ravisseurs le voulaient. Fatigué, je fis quelques pas à l’intérieur. Si j’avais pensé ne plus m’étonner, j’aurais eu tort. Quelque chose qui semblait des frises couvrait le plafond et les côtés du nouvel couloir aux murs convexes translucides comme de l’acier. En touchant leur superficie je ressentis une légère décharge électrique et mes doigts glissèrent repoussés par une mystérieuse énergie. Désorienté je ne me rendis pas compte que le couloir à sa fin donnait sur une immense salle circulaire enveloppée dans une lumière bleue. Aux côtés et au centre, reliées par des cylindres, se dressaient des structures apparemment métalliques gris fer, comme des tours enroulées en spirale. Suspendues à quelques mètres du sol, il y avait aussi des sphères transparentes où il y avait des vapeurs roses. … Je n’ avais presque pas remarqué leur présence. Immobiles, ils me regardaient d’ un regard perçant. Ils portaient des tuniques de couleurs différentes. Ils avaient la peau claire et de longs cheveux blancs sur des visages d’un âge incertain. Ils m’amenèrent regarder vers un monolithe pyramidal au centre d’une large table rectangulaire en apparence métallique. Ils me parlèrent en remplissant mon esprit: ma vie passée, mon enfance et mes souvenirs ressuscités dans ma mémoire. Je sus que j’étais dans l’une de leurs bases souterraines sur notre planète au cœur de l’Amazonie. J’appris qu’ils nous observent depuis longtemps et qu’ils connaissent l’histoire de l’humanité dès son début. Ils me dirent qu’ils étaient les ” Gardiens du Monde “, et qu’ ils appartenaient à une confédération intergalactique qui unit des peuples et des races différentes. Des habitants d’Alpha Centaures, d’Orion, Zetar Reticuli et des Pléiades sont sur notre planète. Quelques-uns d’entre eux sont les ” Créateurs “, ceux qui greffèrent le code génétique primordial et qui, en modifiant les structures biologiques primitives de l’organisme vivant appelé homme, donnèrent origine à l’évolution de l’espèce et aux races actuelles.- Je désirais comprendre pourquoi j’avais été kidnappé. Je comprenais que le choix n’était pas fortuit : ils connaissaient ma vie et ils m’avaient peut-être préparé d’une façon ou d’une autre à cet événement. Mais pourquoi moi? Ils lisaient dans mes pensées, néanmoins la réponse à cette question n’arriva jamais. Aujourd’hui encore je l’ignore.

Peinture de Maurizio Cavallo

Ce fut peut-être un bruissement qui me fit tourner vers Chama. Je rencontrai son regard. Il était resté derrière moi et à ce moment-là j’aperçus une créature dont la beauté ne peut-être définie qu’en se taisant, car toute tentative en gâcherait le souvenir: ” Dhara “. Son nom me parvint sur un écho profond. Ses yeux félins étaient bleu clair, en amande ; les cheveux cuivrés étaient partie rassemblés, et partie dénoués à gauche. Elle portait une robe bleue vaguement moyenâgeuse d’un tissu semblable à la soie, longue jusqu’aux pieds. Elle sourit. Les dix, douze silhouettes aux longs cheveux blancs dont j’avais appris des connaissances extraordinaires, avaient disparu. J’avais l’intuition que quoi que ce fût ce qui se passait, il allait se terminer. Dans le silence total je suivis Chama et Dhara. Nous traversâmes la grande salle et effleurâmes les sphères suspendues qui provoquaient de légers tintements. Nous nous engageâmes dans un couloir plus étroit aux murs concaves et parsemés de hublots. Nous conclûmes le parcours devant une sorte de large panneau en mouvement. D’infinies langues de feu le traversaient en se coupant et en produisant de myriades d’étincelles violâtres. Chama avec Dhara – je découvris dans une successive rencontre qu’elle était une biologiste astrale – en s’écartant me persuadèrent, toujours mentalement, à le franchir. L’angoisse me reprit et me serra la gorge. Je fermai les yeux et j’avançai. Je n’ai pas le souvenir de ce qui se passa après. Je me rappelle mille piqûres dans tout mon corps et une sensation de torpeur pendant que je précipitais dans une pléthore de couleurs dardantes. Je me retrouvai étendu dans l’herbe humide d’un pré. Le soleil était haut dans le ciel et une brise légère m’apportait les rumeurs éloignées de la ville… Voilà mon histoire qui n’est pas encore arrivée à son dénouement puisque je continue à rencontrer les visiteurs, à apprendre d’eux les sens cachés de la vie et à m’étonner devant les mystères de l’univers. Les ravisseurs d’une nuit, qui m’affranchirent à jamais de l’esclavage des apparences, reviennent parfois me parler de mondes lointains, inquiets des destinées de notre planète, dans l’attente que l’homme se réveille et regarde au Cosmos comme à sa maison éloignée où sa race fut jadis engendrée. – Comme il arriva aux civilisations qui ont précédé la nôtre, l’actuelle aussi perdra peut-être son identité historique en dispersant ses rêves, ses espoirs et sa connaissance dans d’infinitésimaux fragments inintelligibles. Dans un siècle ou dans mille ans, une autre espèce biologique remuera peut-être parmi les ruines de notre civilisation et les rescapés mêmes, bouleversés, erreront dans les mystères du passé, en tâchant de reconstruire leur identité. Dans les énigmes de la vie et de la mort, de l’ “avant” et de l’ “après”, ils chercheront l’ origine de l’existence en se posant les questions de toujours, créant de nouvelles formes de culte et inventant des typologies nouvelles de spiritualité. Ils créeront de nouveaux dieux et de nouvelles philosophies pour expliquer leur présence dans ce monde. Quel que soit l’épilogue – s’il y en aura un – nous comprendrons que la beauté de la vie réside dans les ailes du mystère et le charme de la mort dans le cœur de son incorruptibilité.